NE PRENEZ PAS MON ENFANT
Je n'ai de souvenir qu'une douce brise
Qui a frôlé ma vie
Une fleur qui a éclos
Dont la beauté restera éternelle
Mon enfant, mon rayon de soleil
Qui n'a passé que pour un instant
Le temps qui s'est épris de lui
Le temps qui achèvera sa vie
Ne prenez pas mon enfant
N'arrachez pas mon cœur...
Cœur meurtri devant cette impuissance
Baignant dans une mare de larmes...
Larmes torrentielles qui m'inonderont de peine
Tenir mon enfant entre ciel et terre
Vie si fragile, comme une fleur de pissenlit
Qui au premier souffle de vent s'envolera
Consumant mon cœur à tout jamais
Attente cruelle entre espoir et désespoir
Qui en décidera de notre sort
Ne prenez pas mon enfant, ma raison de vivre
N'emportez pas mes souvenirs...
Souvenirs joyeux, souvenirs éphémères
Tant de chagrin m'envahit
Sauf pour un brin d'espoir...
Espoir d'une route qui nous mènera loin...
Loin de la maladie, loin d'une mort si jeune
Que le savoir de la science arrivera à temps
Pour sauver mon enfant
Peuple du monde, me tendrez-vous la main ?
Francine Minville
www.francineminville.com
Ce poème a reçu le 2eme prix du concours "Europoésie" organisé au profit de l'Unicef